C’est un géant de la peinture qui disparaît.
David Hockney est mort le 11 juin 2026 à Londres. Il avait 88 ans. Tout au long de 70 ans de carrière, il n’a cessé de bouger, d’expérimenter, de créer.
Piscines et portraits
Né en 1937 à Bradford, dans le Yorkshire (Angleterre), David Hockney débarque en 1964 en Californie. C’est un choc. La lumière du soleil californien et les paysages américains, si éloignés de son verdoyant Yorkshire natal, bouleversent sa peinture.
Influencé par le pop art, il peint des piscines et des villas hollywoodiennes dans un style très coloré. Et fait le portrait de leurs habitants.
Les toiles de cette époque sont les plus connues du grand public, mais l’artiste n’a cessé d’expérimenter et de se remettre en question. Il a exploré d’autres styles picturaux. Fortement influencé par l’expressionnisme, il s’est parfois rapproché du cubisme ou du surréalisme.
Il s’est aussi intéressé aux arts graphiques et à la photographie.
Longtemps installé aux États-Unis, David Hockney s’est progressivement réinstallé en Angleterre, dans son Yorkshire familier. Au tournant des années 2020, il a vécu quelques années en Normandie avant de retourner vivre en Angleterre.

Le chant de la terre
Lors de l’exposition David Hockney. Le chant de la terre, au Musée des Beaux-Arts de Mons (Belgique), en 2025, j’avais été surpris par ses dernières œuvres. L’exposition glorifiait le paysage et le monde végétal. Donc pas de portraits ni de piscines dans ce parcours, mais des paysages et des fleurs.
Ces œuvres, récentes pour la plupart, de formats très différents, dialoguaient avec des paysagistes du passé et du présent.

Hockney et l’iPad
J’ai découvert à Mons l’oeuvre d’un gamin de 80 ans, espiègle et curieux. Hockney s’est emparé de son iPad pour dessiner et peindre des paysages et des fleurs. Mais aussi pour s’essayer à quelques animations.
Il s’est très vite intéressé à l’iPad, dès le début des années 2010. L’expo mettait à l’honneur The Arrival of Spring in Wodgate, une série de tableaux composée de peintures à l’iPad et d’un grand format composé d’une mosaïque de tableaux plus petits. Réalisées au début de l’année 201, ces peintures sur le vif montrent les changements du paysage autour de chez lui, dans le Yorkshire, à l’arrivée du printemps.
L’exposition de Mons présentait aussi la série 20 Flowers And Some Bigger Pictures une installation articulée autour de peintures de bouquets de fleurs à l’iPad, encadrées par deux autoportraits de l’artiste.

Jusqu’au bout, David Hockney n’aura donc cessé de jouer avec les codes, les styles, les formats et les outils. Voyageant, innovant, créant.
Adieu Mr Hockney, et merci !

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