Dans ce 3e épisode de la série Street photography à..., nous quittons l’Italie. En effet, après Pompéi et Naples, mettons le cap sur Lisbonne.
Dans cette série, nous visitons des villes et lieux célèbres sous le regard du photographe de rue, en s’intéressant plus aux habitants (et aux touristes) et aux scènes de vie qu’aux monuments.
Lisbonne : une capitale contrastée et colorée
Comme Naples, Lisbonne est une ville pleine de contrastes et haute en couleurs. Des azulejos et vieux pavés du centre historique aux architectures futuristes du Parc des Nations (construit pour l’Exposition universelle) en passant par les monuments grandioses de Belém, la capitale portugaise ne manque pas de bons spots pour les photographes.

La ville aux 7 collines
Il vous faudra cependant de bonnes chaussures pour gravir puis redescendre les rues escarpées. Ce n’et pas pour rien qu’on surnomme Lisbonne « la ville aux 7 collines« .
À moins que vous préfériez vous amuser à photographier et explorer les différents modes de transport lisboètes : tram, funiculaire, téléphérique, tuk-tuk, métro et train.
Dans le centre historique de Lisbonne
L’Elevador de Santa Justa
L’Elevador de Santa Justa est un des monuments incontournables de Lisbonne. Construit au début du 20e siècle, il relie le quartier de Baixa (ville basse) aux quartiers du Chiado et du Bairro Alto (ville haute). La légende raconte que Raoul Mesnier du Ponsard, son concepteur, a été l’élève de Gustave Eiffel. Aucune preuve ne vient l’étayer, mais il a probablement été inspiré par la Tour Eiffel pour la réalisation de cet ascenseur.
En dehors de son intérêt architectural, l’Elevador offre un panorama spectaculaire, à 360° sur le centre historique de Lisbonne. C’est donc un lieu prisé des photographes. Et pas seulement pour photographier les toits de Lisbonne. Avec ses dentelles de métal qui la décorent, la plateforme au sommet de l’ascenseur est un spot parfait pour la photo de rue.

Baixa : tourisme et vie quotidienne
Baixa est sans doute le quartier que vous découvrez en premier quand vous arrivez en train à Lisbonne. Reconstruit après le tremblement de terre de 1755, c’est un quartier élégant et animé. On y trouve plusieurs monuments (dont le célèbre Arco Triumfal de Rua Augusta ou l’Elevador de Santa Justa), des musées, des restos et des boutiques.
C’est à Baixa que l’on trouve la Rua Augusta, une large promenade entourée de restos et de boutiques, prisée des touristes.
C’est donc un quartier commerçant et touristiques, où l’on peut s’amuser à photographier les belles architectures, les touristes ou des scènes de la vie quotidienne.

Vers le Chiado
Dans le quartier de Baixa, la rua Garrett monte vers le Chiado. C’est une avenue emblématique de Lisbonne où l’on trouve des boutiques de luxe et des cafés.

Le zoo : une oasis photogénique au coeur de Lisbonne
Le zoo de Lisbonne est un des plus beaux zoos d’Europe. Il est situé au coeur de la ville, dans le quartier de Sete Rios. Il est très facilement accessible en train ou en métro.
J’ai adoré le téléphérique qui traverse le zoo et qui permet d’admirer (et de photographier) les animaux en vue plongeante.
Mais c’est devant ce vieux monsieur assoupi sur son banc, à la sortie du zoo, que j’ai pris ma photo favorite de cette journée.

Funiculaires et téléphériques
Le funiculaire da Bica : historique, photogénique et… pratique
À Lisbonne, les trois funiculaires sont bien plus que des moyens de transport, ce sont des institutions historiques ! Comme l’Elevador de Santa Justa, ils ont été conçus par l’ingénieur Raoul Mesnier du Ponsard et sont classés monuments nationaux depuis 2002.
Les trois funiculaires ont chacun leur personnalité, mais c’est sans doute l’Ascensor da Bica qui est le plus photogénique. Il relie le quartier de Bica, au bas du Bairro Alto) à celui de Cais do Sodre (et donc la gare), à travers la Rua da Bica de Duarte Belo, une rue très pentue mais pittoresque. C’est donc un moyen rapide et facile de se déplacer.

Le Téléphérique : suspendu entre présent et futur
Ce n’est pas en funiculaire que nous sommes allés au Parc des Nations, mais en métro. Nous y avons découvert le téléphérique de Lisbonne (Telecabine Lisboa), une des attractions phare de ce lieu futuriste, construit pour accueillir l’Exposition universelle de 1998.
Si les funiculaires du coeur historique de Lisbonne sont tournés vers le passé, le téléphérique du Parc des Nations est, lui, résolument tourné vers l’avenir. Il relie la Tour Vasco de Gama à l’Oceanário sur une distance de 1,2 km, le long du Tage, et à une hauteur de 30 mètres. C’est donc une expérience à vivre pour admirer et photographier le Parc des Nations ou le spectaculaire pont Vasco de Gama avec un point de vue aérien.
Même si vous avez le vertige et préférez ne pas monter sur le téléphérique, les cabines suspendues dans les airs au-dessus du site sont très photogéniques. Surtout quand la météo est maussade. Car, oui, il ne fait pas toujours beau à Lisbonne.


Le Parc des Nations : futuriste et graphique
Le Parc des Nations (Parque das Nações) est le visage moderne et futuriste de Lisbonne. Situé à l’est de la ville, le long du Tage, ce quartier a été entièrement réaménagé pour accueillir l’Exposition Universelle de 1998 (Expo ’98), dont le thème était « Les océans, un patrimoine pour le futur ».
C’est un lieu incontournable pour la street photography et la photo d’architecture. Ces vastes espaces ouverts contrastent radicalement avec les reliefs accidentés et les rues étroites du centre historique.
On y trouve des bâtiments remarquables et très graphiques, signées par de grands architectes. Les formes audacieuses, les lignes épurées, les textures des structures en verre et en acier sont un régal pour les photographes.

C’est aussi un lieu populaire et animé, aimé autant par les touristes que les Lisboètes. On y trouve en effet des musées, des jardins, une salle de spectacles et un centre commercial.


Belèm : monuments et histoire(s)
Le quartier de Belém, situé à l’ouest du centre de Lisbonne, est un des lieux incontournables pour les touristes et les photographes. On y trouve en effet des monuments emblématiques et des musées. C’est en effet là que se dresse la célèbre tour de Belém, une des icônes de Lisbonne.
Il ne faut pas manquer le Monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jerónimos). L’église abrite le tombeau de Vasco de Gama et le cloître est particulièrement photogénique.
En face du monastère, au bord du Tage, se dresse le Padrão dos Descobrimentos (Monument des découvertes), à la gloire des explorateurs portugais. Beaucoup plus moderne, cette structure en forme de caravelle est ornée de 33 statues représentant des navigateurs, des cartographes ou des écrivains. Il faut monter à son sommet pour découvrir une vue spectaculaire sur Belèm et ses monuments. Et pour voir apparaître sur le sol une rose des vents en marbre de 50 mètres de diamètre.
Les amateurs d’art ne manqueront pas le MAAT (Musée d’Art, Architecture et Technologie) et le Centro Cultural de Belèm (Centre culturel de Belèm), un grand complexe artistique qui abrite des salles de spectacles et le musée MAC/CCB (Museu de Arte Contemporānea e Centro de Arquitetura).


Le Palais royal d’Ajuda



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Ah, Lisbonne! une ville qui devient infréquentable avec le tourisme de masse, tout comme Venise. On ne se lasse pas de cette ville, mais mieux vaut la fréquenter « hors saison » (d’octobre à mai pour l’instant?). Comme à Venise, sous l’affluence du tourisme, les habitants sont obligés d’aller vivre en périphérie… Enfin, cela n’enlève rien à la magie de la ville! (bon, j’arrête d’être pessimiste, mais moins que Pessoa).
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Magnifiques photos ! Merci pour ce partage !
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Clichés très réussis ! le décalage des personnes en situation avec l’art de la ville… C’est une série très intéressante. 🙂
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Merci pour ce petit tour d’horizon de Lisbonne côté street art ! Cela m’a permis de savoir ce que j’ai loupé avec l’intérieur du monastère des Hiéronymites que je n’avais pas fait ! 😦
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