
Orphée est de retour aux Portes de l’enfer. Mais l’endroit a bien changé.
Le vieux chien Cerbère est à la retraite. Charon s’est perdu dans les tunnels. Il n’y a plus de gardien. Seulement une machine, qui le fixe de ses yeux rouges électriques.
Charmer ce robot pour pouvoir passer va être une tout autre histoire…

Le contexte : la station Albert à Bruxelles
Lorsque ces deux photos ont été prises, j’avais de fréquentes réunions à Forest (Bruxelles). Je descendais à la gare de Bruxelles-Midi, puis je prenais le métro jusqu’à la station Albert.
Cette station me fascinait. Surtout le contraste entre la froideur de son architecture et l’étrangeté brute des œuvres d’art qui la décoraient.
À chaque passage, je prenais quelques photos. Elles ont inspiré plusieurs Mythologies urbaines.
Le(s) mythes : Orphée et Cerbère
Le mythe d’Orphée est l’un des plus connus de la mythologie grecque. Un des plus romantiques aussi. Il raconte comment Orphée est descendu aux enfers pour sauver de la mort la belle Eurydice, dont il était follement amoureux.
L’histoire d’Orphée inspire les artistes depuis des siècles. Peintres, cinéastes ou musiciens en ont fait des chefs-d’œuvre.
Cerbère n’est qu’un personnage secondaire dans l’histoire d’Orphée. Mais il est presque aussi célèbre. Ce chien à trois têtes était le gardien des enfers. Il empêchait les vivants d’y entrer et les morts d’en sortir.
Dans le mythe, Orphée réussit à tromper sa vigilance en lui chantant une berceuse. D’autres héros l’ont aussi affronté, dont Héraclès (Hercule) ou Thésée.
Cerbère a lui aussi beaucoup inspiré les artistes. D’abord à l’époque grecque, puis au fil des siècles. Et son nom en français est devenu synonyme de « portier pas sympa« .
Charon, lui, était le passeur des enfers. Avec sa barque, il faisait traverser le Styx aux âmes des morts qui avaient reçu une sépulture contre une pièce. Ceux qui ne pouvaient pas payer erraient sur les bords du fleuve pendant cent ans.
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